L’échinococcose

L’échinococcose est une maladie rare mais qui peut être grave. Elle peut engager le pronostic vital. Cette maladie nécessite la plupart du temps un traitement à vie ainsi qu’un suivi médical régulier qui sont autant de contraintes pour le patient.

Mode de contamination
L’homme peut se contaminer en ingérant des œufs du parasite. Ces œufs existent dans les excréments des carnivores (mais pas dans les urines, comme on le dit souvent!). On les retrouve sur les végétaux et baies sauvages accessibles aux renards et aux chiens et souillés par leurs déjections. Ces œufs d’échinocoques sont détruits par la cuisson.

Epidémiologie
Les zones d’endémie connues en France métropolitaine sont le Massif Central, la Franche-Comté, la Lorraine et les Alpes. Cependant, on retrouve des cas sur tout le territoire. Le registre des cas humains (FrancEchinoReg) créé en 1997 par l’Université de Franche-Comté répertorie toutes les données disponibles. On a ainsi recensé 260 cas au total entre 1982 et 2000 (soit en moyenne 14 cas par an), alors qu’on en avait enregistré 200 entre 1948 et 1983 (soit en moyenne 6 cas par an, c’est à dire 2 fois moins). Selon les experts, cette augmentation ne peut pas être liée uniquement à une amélioration du diagnostic et de la déclaration. Ces dernières années, le nombre de cas se maintient à une quinzaine par an, dont une dizaine en Franche-Comté.

Clinique
Il s’écoule en général plusieurs années entre l’infestation et les premières manifestations cliniques. La larve se développe lentement dans le foie, et est à l’origine d’une pseudo-tumeur, longtemps asymptomatique. La plupart du temps, on découvre une hépatomégalie, soit fortuitement, soit à l’occasion de signes tels que la fièvre, la douleur, des troubles digestifs, ou encore lors de complications dont les plus habituelles se manifestent par un ictère (une jaunisse).

Diagnostic
L’échographie abdominale, le scanner ou l’IRM trouvent une « tumeur parasitaire ». Des calcifications, très caractéristiques, sont souvent vues en échographie et au scanner. Des images micro-kystiques sont très évocatrices mais elles ne sont bien vues qu’en IRM. Le diagnostic est confirmé par des sérologies.

Traitement
L’intervention chirurgicale est envisagée lorsque la taille et la situation des lésions le permettent, afin d’espérer une ablation totale du tissu parasitaire. Ce traitement chirurgical s’associe toujours à un traitement médical antiparasitaire prolongé. Dans certains cas, une transplantation hépatique peut être discutée, mais elle nécessite alors un traitement antirejet qui lui-même pourra favoriser le développement de lésions parasitaires résiduelles.
Lorsque le traitement chirurgical ne peut être envisagé, un traitement médical antiparasitaire est prescrit. Il empêche le développement du parasite, mais ne le tue pas, ce qui implique la nécessité d’un traitement à vie le plus souvent.

Prévention
Dans les zones connues de transmission, il faut éviter de consommer des baies sauvages, porter des gants pour les travaux en plein air et se laver les mains après ces travaux ou après avoir toiletté son animal de compagnie, cuire les aliments provenant des champs, des forêts ou des jardins potentiellement accessibles aux renards.

Source : http://www.sante.gouv.fr/htm/pointsur/zoonose/index.htm

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